Octobre Rose

Je vous retrouve ce soir pour parler d’un sujet au combien tabou … même en 2018 malheureusement.

Le cancer du sein.

Nous avons toutes et tous étaient touchés par la maladie, de près ou de loin.  Pour ma part, ma marraine chérie a eu un cancer du sein il y a peu de temps. Quand on vous l’annonce c’est toujours la même chose : un coup de masse sur la tête, et ces questions incessantes qui reviennent : pourquoi elle ? qu’est-ce qu’on va faire ? qu’est-ce que je dois dire ? c’est douloureux ? et après ?

Je vous partage cette année encore le travail fabuleux de Pauline, pour vous parler de cette maladie, pour vous dire de vous faire dépister le plus tôt possible, et surtout, SURTOUT, d’en parler autour de vous : mobiliser, sensibiliser, encore et toujours.

Le cancer du sein ne doit pas être un tabou, et Octobre Rose est là pour nous le rappeler.


OCTOBRE ROSE – De mère en fille

Cette année Pauline a décidé d’axer cette campagne autour de la relation « mère-fille ». En effet, les médecins disent que 50% de la guérison provient de l’entourage.

Je peux vous dire que c’est vrai. Ma tante a eu une tumeur au cerveau, et mon père un cancer il y a de ça quelques années. L’entourage est une des plus grandes forces dans le combat de la maladie. Se sentir soutenu, emmagasiner la force, pouvoir lâcher prise, continuer une vie avec un semblant de normalité …

La cancer du sein est particulièrement difficile à gérer pour l’entourage, surtout pour les filles, petites-filles, nièces, soeurs, etc. Forcément, on se projète beaucoup plus.

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Je vous partage ici le témoignage d’Elise, une amie de Pauline, dont la maman a été touchée par le cancer du sein :

LE TÉMOIGNAGE D’ELISE POUR OCTOBRE ROSE

Ma maman a eu son premier cancer du sein lorsque j’avais 6 ans. Je ne me souviens pas du moment où elle me l’a annoncé, ni des mots qu’elle a utilisés pour expliquer ça à une gamine de CP, mais je me souviens que je savais que ma maman était malade, elle ne me l’a jamais caché. Malgré ça, elle a tout fait pour que j’aie une enfance normale, et c’est effectivement le souvenir que j’ai de cette époque. Des années heureuses et insouciantes, avec quelques flashs en arrière-plan d’une mère affaiblie et d’un sentiment d’incompréhension.  C’est étrange de réaliser des années plus tard ce que ma mère a pu traverser sans que je ne m’en rende compte. Elle me racontait récemment qu’à cette époque, persuadée qu’elle allait mourir dans les années à venir, elle m’avait acheté un vêtement pour chaque taille, afin que j’aie un souvenir d’elle chaque année après sa disparition. C’était ça sa réalité, alors que pour moi, j’avais juste une maman comme les autres, qui venait me chercher à l’école, mais qui vomissait parfois.

Comme ma mère voulait que j’ai une enfance normale malgré sa maladie, elle a fait son possible pour que rien ne change. En parallèle de ses traitements, elle venait me chercher à l’école, elle jouait et passait du temps avec moi. Elle m’a même organisé une fête d’anniversaire de rêve à la maison, tous mes copains étaient invités, elle s’était démenée et avait mis en place des jeux et ateliers dans le jardin. Je n’arrive pas à imaginer comment elle a pu trouver la force de faire tout ça, et je réalise aujourd’hui que c’est la plus belle preuve d’amour qu’elle ne m’ait jamais donné.  Mais je pense que ce but qu’elle s’était fixé, me donner une enfance normale et heureuse, l’a beaucoup aidée à rester forte dans son combat contre la maladie. Ce n’est donc pas moi, consciemment, qui l’ai soutenue dans cette épreuve, mais plutôt le simple fait que j’existais : elle avait un objectif, donner une vie normale à sa fille, et ça lui a donné de l’énergie, du courage et de la volonté.

C’est avec les années que j’ai pris conscience de ce que ma maman a traversé. En grandissant, j’ai pu en parler longuement avec elle, me renseigner, et essayer de mettre tout ça en parallèle avec les souvenirs que j’ai de cette époque. Comme toute personne ayant eu un cancer, elle a des tests à faire de temps en temps, et bénéficie d’un suivi régulier. J’essaye donc d’être là pour elle dans ces moments-là, toujours source de stress même 15 ans après la dernière rechute. J’ai aussi pris l’avion pour l’accompagner à l’hôpital il y a 2 ans lorsqu’elle a du subir une opération du col de l’utérus après y avoir découvert des cellules potentiellement cancérigènes. Aujourd’hui je me sens prête à tout faire pour qu’elle ne se sente jamais seule dans ce type d’épreuve. Elle m’a tout donné lorsqu’elle était au plus mal, et je veux pouvoir lui rendre cet amour aujourd’hui en la soutenant dans toute épreuve qu’elle aurait à traverser. Ma maman est mon plus bel exemple de force et de courage, et j’espère toujours y faire honneur. Elle est aussi mon plus bel exemple de féminité : malgré la perte de son sein, elle n’a jamais cessé d’avoir une vie de femme, et moi sa cicatrice je l’aime, car c’est une preuve de sa force et de son amour pour la vie. 

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Je suis très fière de pouvoir m’associer à ce magnifique travail, avec ces magnifiques personnes. La vie est faite de hauts et de bas, elle me le rappelle chaque jour. Il est important de sensibiliser et de faire en sorte que la jeune génération soit elle aussi impliquée.
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Je termine cet article par les mots de ma Pauline :
Prenez soin de vous! Auto-palpez vous ! Faites vous dépister, relayer ce mois d’Octobre Rose : intensifions l’information et la mobilisation !
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#LOVE

Written by malohan

    Un commentaire

  1. Pauline Maroussia P. 26/10/2018 at 8 h 51 min Répondre

    Merci pour ce partage, et pour ton témoignage ! Beau week end jolie amanda !

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